Mac Tsu est un philosophe chinois contemporain de Confucius (551-479 a.C.). Il n'est connu par la postérité qu'à travers les moqueries de ses "confrères, dont Mencius, car "il aime le premier venu comme son père; il aime tous les hommes également et sans distinction. Pour se rendre utile à l'empire, il consentirait à se laisser râcler tout le corps de la tête au pied".
La Chine était alors en pleine féodalité. Les principautés se faisaient des guerres continuelles. Mac Tsu allait partout prêcher la bonne parole. Ayant appris que le royaume So*avait inventé une nouvelle machine de guerre "à escalader les nuages"(vân thê) et se préparait à attaquer celui de Tông', Mac Tsu allait voir le roi pour le supplier de renoncer à la guerre. Il était à la fois habile et sincère , le roi fut touché de ses paroles
et lui dit:
"Avant de vous avoir vu, je désirais à tout prix conquérir le pays de Tông'.
Après vous avoir entendu, je n'en ai plus l'envie. Viendrait -on m'offrir ce pays, je ne l'accepterais pas s'il fallait pour l'avoir commettre une injustice." ...
Mac Tsu prêche l'amour universel:
- .."Quand chacun regardera les autres maisons comme sa propre maison, personne ne volera plus.
- Quand chacun regardera les autres familles comme sa propre famille, personne ne fomentera plus de troubles.
- Quand chacun regardera les autres hommes comme soi -même, personne ne tuera plus.
- Quand chacun regardera les autres pays comme son propre pays, personne ne fera plus de guerre."
Le Père Wiegel dit de Mac Tsu que c'est "le seul écrivain chinois dont on pusse penser qu'il croit en Dieu".
Extrait de:
Pham quynh, Le Vietnam à la Croisée des Civilisations (Essais 1922-1932)